Monsieur José Manuel BARROSO,
Président de la Commission européenne
Mesdames et Messieurs les Commissaires européens
B-1049 Bruxelles
Affaire Danon, Grève de la faim débutée le 22 mai 2007.
Depuis de nombreuses années, les institutions européennes, au plus haut niveau, ont été alertées sur la situation générale et sur les conséquences pour les
ressortissants de l’UE face aux agissements des assureurs en Suisse. Alors que leur devoir était d’intervenir et qu’elles en avaient les moyens, ces institutions sont restées passives. Ceci,
malgré une plainte symbole de 19 citoyens UE déposée par l’Association suisse des assurés (ASSUAS) forte de plus de 25.000 membres.
Les époux Danon, citoyens belges, font partie de cette plainte. Ils ont été mis en état de quasi mort civile pour avoir tenté et eu le courage de faire valoir leurs droits, suite à un grave
accident de la route survenu en Suisse, il y a 24 ans, dont Madame Danon a été victime et dans lequel aucune faute n’a été commise par elle.
Le droit à une justice équitable à été gravement violé et ce d’autant plus qu’il semble que l’affaire Danon a été liée aux bilatérales Suisse-UE devant la justice suisse (novas).
De plus, leur société suisse a été arbitrairement dissoute d’office, à leur insu en violation des accords bilatéraux comme démontré dans la note juridique du 11 septembre 2006 émise par les
avocats belges. Partant, leur outil de travail et leur personnalité économique et sociale de plus d’un quart de siècle et leur crédit d’excellence, anéantis.
Malgré le soutien actif de Madame Hélène Flautre, Présidente de la Sous Commission des droits de l’Homme du Parlement européen, de divers députés européens et de la Ligue des droits de l’Homme
(Belgique francophone), la pétition 0922/2005, constituant un véritable appel au secours de citoyens européens en danger mettant en lumière de graves violations aux droits fondamentaux et aux
accords bilatéraux EU-Suisse, après avoir été déclarée recevable le 22 février 2006, a été clôturée le 4 octobre 2006.
C’est en refusant aux époux Danon le droit le plus fondamental, à savoir, celui d’être entendus et de faire valoir leurs moyens de défense, que la Commission européenne, bien qu’ayant annoncé
qu’elle avait besoin de temps pour traiter la note juridique du 11 septembre 2006 des avocats belges des Danon, Me Gilbert Demez et Me Bruno Dayez, a laissé se clôturer la pétition Danon et a été
jusqu’à délibérément refuser sa réouverture.
Alors qu’elle en a les moyens, la Commission européenne a ainsi participé à l’anéantissement de toute chance de voir cette très grave et inadmissible affaire de près d’un quart de siècle, se
régler.
La Commission européenne n’ignorait pas, en plus, que dans le cas d’espèce, l’accès à la Cour européenne des droits de l’Homme ne peut plus valablement être atteint, si ce n’est à titre
posthume.
Malgré son mauvais état de santé et son âge, Madame Danon, pour avoir cru au Droit et tenter de se faire entendre, devra-t-elle y laisser la vie, vu les carences manifestes et intolérables des
institutions de l’UE ?
Nous souhaitons connaître d’urgence les mesures concrètes que vous entendez prendre pour faire régler, sans délai, l’ensemble des volets de cette affaire.
En vous remerciant de votre action et réponse urgentes, veuillez croire, Monsieur le Président de la Commission européenne, Mesdames et Messieurs les Commissaires européens, à l’assurance de
notre considération distinguée.
Benoît Van Der Meerschen,
Président de la Ligue des Droits de l’Homme, (Belgique francophone)
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